Quatre poètes palestiniens, représentant différents courants de la tradition poétique palestinienne, ont été honorés par le Prix international Argana de la poésie lors de sa dix-huitième édition, coïncidant avec la désignation de Rabat comme Capitale mondiale du livre 2026 par l’UNESCO.
Le Prix international Argana de la poésie, organisé par la Maison de la Poésie au Maroc avec le soutien du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, a été remis à Rabat en présence des lauréats Youssef Abdelaziz, Taher Riyad et Zuhair Abu Shaib. Ghassan Zaqtan n’a pas pu assister à la cérémonie en raison de problèmes de santé l’empêchant de se rendre au Maroc.
Les poètes primés ont exprimé leur profonde reconnaissance pour « le soutien culturel constant du Maroc à la Palestine », soulignant que ce prix a contribué à renforcer les liens historiques de fraternité et le patrimoine culturel partagé entre le Maroc et la Palestine.
Mourad El Kadiri, président de la Maison de la Poésie au Maroc, a déclaré que « l’attribution du prix à quatre poètes palestiniens ne visait pas seulement à élargir la reconnaissance de la poésie palestinienne — dont la présence et l’influence sont profondément ancrées dans la conscience culturelle arabe et mondiale depuis le milieu du XXe siècle — mais aussi à affirmer une vision plus large du prix, fondée sur la pluralité créative et la célébration de la diversité des voix, des expressions artistiques et des sensibilités esthétiques qui caractérisent cette poésie ».
Il a ajouté que « au fil des années, les poètes palestiniens ont su élever leur cause, à travers la poésie, vers les sphères de la métaphore et les paradis du rêve. Ainsi, la Palestine n’est plus seulement un sujet politique, mais une cause culturelle et poétique ».
Pour sa part, Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, a souligné que le Prix Argana de la poésie a acquis cette année une signification plus profonde à travers la reconnaissance de la poésie palestinienne, décrivant cette initiative comme allant au-delà de la simple consécration littéraire pour devenir « une célébration de la beauté face à la souffrance et de la vie face à l’oubli ».
M. Bensaid a ajouté, lors de la cérémonie à laquelle ont assisté plusieurs ambassadeurs arabes et représentants d’organisations internationales — dont le représentant de l’UNESCO pour la région du Maghreb — que cet hommage s’inscrit dans la position constante de Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, qui considère la cause palestinienne comme une cause nationale pour le Maroc. Il a également transmis les salutations chaleureuses du Maroc — au nom de son Roi, de son gouvernement et de son peuple — à la Palestine, « qui occupe une place chère dans nos cœurs ».
De son côté, Mohamed Salem Echarkaoui, directeur de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, a déclaré que « l’ombre marocaine d’Argana s’élargit aujourd’hui pour nous offrir l’honneur de nous rapprocher de nos frères en Palestine », à travers l’hommage rendu à cette présence poétique vibrante et inspirante.
M. Echarkaoui a également souligné que l’hommage rendu à l’expérience poétique palestinienne à travers le Prix international Argana constitue une expression élevée de l’engagement constant et de principe du Maroc en faveur de la solidarité. Il a par ailleurs indiqué que le jury de cette édition était composé de poètes, écrivains, artistes et universitaires marocains, présidé par Lamrani, et comprenant Abdelrahman Tankoul, Ahmed Jarid, Jamaleddine Benhyon, le poète et traducteur Noureddine Zoitni, ainsi que le poète Hassan Najmi.
Dans un communiqué publié par le jury, la Maison de la Poésie au Maroc a affirmé que l’hommage rendu à la poésie palestinienne à travers le Prix Argana constitue une célébration d’une œuvre caractérisée par « la pluralité des voix, la diversité des expériences et un effort continu pour élargir l’espace de la poésie ».
Le comité a ajouté que l’attribution du prix à la poésie palestinienne à travers quatre voix distinctes représente « une forme d’amitié poétique qui a toujours marqué la relation culturelle du Maroc avec cette poésie ; une amitié fondée sur l’appréciation de sa dimension universelle et de sa diversité singulière au sein de cette universalité ».

















