Genève – Mohamed Salem Echarkaoui, Directeur par intérim de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif (BMAQ), a affirmé, jeudi à Genève, que l’Agence a placé l’autonomisation des femmes palestiniennes de Jérusalem au cœur de sa stratégie de développement dans la Ville sainte, en combinant l’assistance sociale avec des programmes favorisant l’autonomisation économique et le développement durable.
Intervenant lors d’une table ronde organisée par l’Organisation pour le développement de la femme de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), sous le thème « L’accès des femmes au marché du travail dans les États membres de l’OCI », M. Echarkaoui a indiqué que l’Agence a traduit cette vision en programmes et projets concrets visant à autonomiser les femmes de Jérusalem et à renforcer leur résilience socio-économique, sous la supervision directe de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods.
Dans ce contexte, il a souligné que la BMAQ s’attache à renforcer ses partenariats avec les organisations féminines à Jérusalem, partant du principe qu’une autonomisation durable repose sur des institutions locales solides et résilientes, capables d’impulser un changement pérenne.
Évoquant le soutien de l’Agence aux femmes entrepreneures, M. Echarkaoui a indiqué que la BMAQ œuvre à élargir l’accès des Palestiniennes aux marchés internationaux, en facilitant leur participation à des expositions internationales, en assurant la promotion des produits des associations féminines et en développant l’initiative « Made for Palestine ».
Il a ajouté que, dans le cadre de sa Stratégie numérique 2024-2027, l’Agence accompagne les entrepreneures palestiniennes à travers le BMAQ Innovation Hub, qui propose des formations, un accompagnement technique et un appui au développement des entreprises au profit des start-up dirigées par des femmes dans des secteurs stratégiques, notamment la transformation numérique, l’intelligence artificielle, la santé numérique, les technologies éducatives et les ressources humaines.
M. Echarkaoui a également mis en avant les efforts déployés par l’Agence pour faciliter la participation des femmes entrepreneures à de grands rendez-vous technologiques internationaux, notamment GITEX Africa à Marrakech et Expand North Star à Dubaï. Ces opportunités leur permettent de nouer des partenariats stratégiques, d’élargir leur accès aux marchés et de renforcer la pérennité de leurs entreprises à long terme.
M. Echarkaoui a souligné que l’expérience de l’Agence a démontré qu’« investir dans les femmes, c’est investir dans les familles, les communautés et l’avenir de Jérusalem ». Il a relevé que l’autonomisation économique et sociale des femmes renforce la résilience des communautés, contribue à réduire la pauvreté, crée de nouvelles opportunités et favorise un développement local durable.
En conclusion, M. Echarkaoui a appelé à « renforcer la coopération entre les institutions internationales, régionales et nationales afin de favoriser l’échange d’expertises, de mobiliser les ressources et de promouvoir les initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes, en particulier celles vivant dans des situations de vulnérabilité et confrontées à des défis exceptionnels ».
La table ronde a réuni des représentants des institutions de l’Organisation de la coopération islamique, des agences des Nations Unies, des États membres de l’OCI ainsi que des experts internationaux, afin d’examiner les obstacles entravant l’accès des femmes au marché du travail et d’explorer des solutions concrètes permettant d’y remédier.
Les participants ont également examiné les moyens de renforcer une compréhension commune des défis, des obstacles et des lacunes qui affectent la participation des femmes au marché du travail dans les États membres de l’OCI. Les discussions se sont appuyées sur des expériences internationales réussies, notamment les politiques et programmes gouvernementaux mis en œuvre dans les pays occidentaux, ainsi que sur les initiatives menées par les agences spécialisées des Nations Unies.

















