Jérusalem — De la distribution de colis alimentaires aux familles vulnérables, aux repas d’iftar servis dans les cuisines caritatives, en passant par les cliniques mobiles destinées aux communautés bédouines isolées, ainsi que les programmes de soutien aux artisans et aux jeunes, la solidarité marocaine avec Jérusalem continue de prendre forme à travers des initiatives sociales, de développement et de santé qui atténuent les difficultés économiques et renforcent la résilience des habitants de la ville.
L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif (BMAQ), relevant du Comité Al-Qods présidé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, met en œuvre des programmes de terrain qui associent aide humanitaire immédiate et développement à long terme, selon une vision qui place l’accompagnement humain au cœur de la construction d’une résilience durable.
Lors d’une visite de terrain d’une semaine coïncidant avec le mois de Ramadan 1447 H, le directeur de l’Agence, Mohamed Salem Echarkaoui, a supervisé le lancement d’un ensemble d’initiatives sociales, sanitaires et économiques.
Une campagne sociale globale
Depuis les villages de Nabi Samwil et Al-Judeira, au nord-ouest de Jérusalem, la campagne annuelle de soutien social a permis la distribution de 5 000 paniers alimentaires contenant 22 produits de première nécessité au profit des familles palestiniennes démunies dans la ville et les villages environnants.
Le programme approvisionne également les cuisines caritatives et les centres sociaux afin de préparer environ 20 000 repas d’iftar quotidiens, chauds et froids, tout au long du mois sacré. Il comprend aussi la distribution de vêtements de l’Aïd à 500 orphelins parrainés, ainsi que l’organisation d’activités religieuses et culturelles et de formations spécialisées au profit des associations locales dans les domaines du marketing et du développement humain.
« Le choix des villages situés au nord-ouest de Jérusalem est symbolique et traduit notre volonté d’atteindre les communautés les plus vulnérables, en particulier dans les zones isolées soumises à des restrictions sur le terrain », a déclaré M. Echarkaoui.
Des campagnes médicales dans les zones marginalisées
Dans le cadre de cette campagne, des journées médicales gratuites ont ciblé les communautés bédouines de Khan Al-Ahmar, Al-Jahalin et Al-Muntar, ainsi que les localités voisines. Les services comprenaient des analyses de laboratoire mobiles et des consultations en médecine générale, en pédiatrie et en ophtalmologie.
Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à renforcer le système de santé à Jérusalem et dans ses environs. L’Agence avait auparavant mis en place des unités de soins de santé primaires dans des villages et des communautés bédouines et soutenu des écoles en ressources éducatives et numériques.
Dalia Jaradat, directrice d’Astra Lab, a souligné que cette initiative envoie un message fort de solidarité et renforce la résilience des habitants malgré l’isolement de la région et les défis persistants. Halima Al-Zahayka, directrice de l’école de Khan Al-Ahmar, a insisté sur son importance pour les enfants souffrant d’un manque aigu de services médicaux.
Autonomisation économique des commerçants et des artisans
Sur le plan économique, la BMAQ a achevé un programme de formation visant à améliorer les compétences professionnelles des commerçants de Jérusalem dans les domaines de l’import-export, en partenariat avec la Chambre arabe de commerce et d’industrie de Jérusalem. Le programme met l’accent sur le e-marketing, l’appui technique et l’innovation.
L’Agence a également lancé la « Semaine de formation aux métiers traditionnels marocains » à la Fondation Al-Aliya à Jérusalem, avec la participation de trois artisans marocains spécialisés dans le tissage, la sculpture sur bois et l’artisanat du cuivre et de l’argent. Trente-huit stagiaires de Jérusalem en ont bénéficié.
La directrice de la fondation a indiqué que cette initiative vise à revitaliser les métiers traditionnels communs au Maroc et à la Palestine, à doter les participants de compétences pratiques, à leur permettre de lancer des projets générateurs de revenus et à renforcer la résilience économique.
Une présence académique et culturelle
La visite a également comporté des activités académiques et culturelles à Jérusalem, Ramallah et Hébron, mettant en valeur la diplomatie culturelle marocaine et le soutien du Comité Al-Qods à la ville.
À l’Université Al-Qods, un coin du livre marocain a été inauguré, présentant les réalisations de la BMAQ dans les domaines de la restauration du patrimoine, de l’éducation et de la recherche scientifique. À Ramallah, une rencontre avec les lauréats des universités marocaines a permis d’examiner les perspectives de coopération académique et de passer en revue les réalisations de l’Agence au cours des 27 dernières années.
Des rencontres avec les autorités religieuses de Jérusalem
Au cours de la visite, M. Echarkaoui a rencontré des responsables religieux et nationaux de Jérusalem afin de présenter l’approche de l’Agence, ses programmes et les défis de terrain. Il a souligné l’adoption d’une démarche participative fondée sur la consultation des acteurs locaux pour identifier les priorités et orienter le soutien vers les secteurs les plus touchés.
Un large écho positif à Jérusalem
Les responsables religieux et nationaux ont salué ces initiatives, estimant qu’elles renforcent la résilience de Jérusalem et reflètent la profondeur de la solidarité marocaine. Ils ont souligné que ces programmes sont devenus une tradition annuelle illustrant l’engagement constant du Maroc envers la ville et ses habitants.
Une vision intégrée au service de la résilience
M. Echarkaoui a rappelé que la BMAQ agit conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, selon une vision globale qui accorde la priorité au soutien social des catégories vulnérables, à l’autonomisation économique et à la préservation du patrimoine culturel et civilisationnel de Jérusalem.
Depuis plus de 25 ans, le Royaume du Maroc finance des projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, du logement, de la restauration du patrimoine et des services sociaux, établissant ainsi une présence marocaine de développement durable et tangible dans la Ville sainte.

















