Jérusalem – L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif (BMAQ) a clôturé, ce jeudi, les activités de la « Semaine de formation aux métiers de l’artisanat traditionnel marocain », qui a connu la participation de 38 stagiaires parmi les artisans et les jeunes de Jérusalem.
Le Directeur de la BMAQ, M. Mohamed Salem Echarkaoui, a procédé à la remise des certificats de participation aux bénéficiaires lors d’une cérémonie organisée à la Fondation Al-Aliyah pour la Science, l’Environnement et les Arts dans la ville de Jérusalem, en présence de personnalités académiques et communautaires ainsi que de représentants d’institutions jerusalémites.
Organisée dans le cadre du programme « Initiatives communautaires pour le développement humain à Jérusalem » lancé par la BMAQ, cette semaine de formation a réuni un groupe d’artisans marocains spécialisés dans les arts du textile, la sculpture sur bois et le travail du cuivre et de l’argent. Ceux-ci ont partagé leur savoir-faire et leur expérience avec les artisans jerusalémites à travers des ateliers pratiques permettant un échange de compétences et de connaissances dans un environnement professionnel interactif favorisant la coopération et l’ouverture sur des expériences réussies.
Le programme comprenait des formations pratiques intensives et des sessions théoriques axées sur l’amélioration de la qualité des produits artisanaux et l’encouragement de l’innovation dans le design, permettant ainsi aux participants de transformer leurs compétences en projets productifs durables.
Dans son allocution à cette occasion, M. Echarkaoui a souligné que cette semaine de formation s’inscrit dans la vision de l’Agence, sous les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, visant à renforcer l’autonomisation économique des artisans jerusalémites et à préserver l’identité culturelle et patrimoniale de la ville.
Il a expliqué que l’investissement dans l’artisanat traditionnel ne se limite pas à sa dimension culturelle, mais constitue un véritable levier de développement humain, de stabilité sociale et de création d’emplois, notamment à la lumière des défis économiques auxquels Jérusalem est confrontée.
Pour sa part, Mme Samar Qarsh, Directrice de la Fondation Al-Aliyah pour la Science, l’Environnement et les Arts à Jérusalem, a indiqué que la fondation a accueilli le programme de formation en partenariat avec trois artisans marocains spécialisés dans les arts du textile, la sculpture sur bois et le travail du cuivre et de l’argent. Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large visant à faire revivre les métiers traditionnels communs au Maroc et à la Palestine.
Elle a ajouté que ces métiers sont authentiques et profondément enracinés dans le patrimoine marocain et palestinien, mais que leur présence sur le marché artisanal palestinien a reculé en raison des conditions difficiles que connaît la ville, ce qui a conduit la fondation à œuvrer à leur relance à travers des ateliers de formation spécialisés destinés aux jeunes et aux personnes intéressées.
Elle a précisé que le programme visait à permettre aux participants de développer leurs compétences techniques et artistiques et à les préparer au lancement de leurs propres projets générateurs de revenus durables, renforçant ainsi leur résilience économique et leur attachement à leur patrimoine culturel.
Mohammed Qaisi, l’un des bénéficiaires du programme, a qualifié cette semaine de formation d’expérience enrichissante et fructueuse. Sous la supervision d’artisans hautement expérimentés, les participants ont appris les bases des métiers et appliqué leurs nouvelles compétences sur plusieurs pièces en bois au cours des sessions, ce qui a renforcé leur confiance et leur a permis d’acquérir une expérience pratique précieuse.
Il a ajouté que le programme vise à préparer un groupe d’étudiants et de participants intéressés à poursuivre l’initiative et à transmettre leur savoir-faire à d’autres, élargissant ainsi le cercle des bénéficiaires et contribuant à la relance de ces métiers traditionnels au sein de la société jerusalémite.
De son côté, Karmel Salah a indiqué qu’elle a intégré l’atelier de sculpture sur bois afin d’approfondir ses compétences artistiques. Artiste plasticienne spécialisée en art-thérapie, elle a souligné son intérêt pour la découverte de nouveaux outils et techniques susceptibles d’enrichir sa pratique professionnelle.
Elle a également affirmé son intention de transmettre les compétences acquises à ses élèves de différents niveaux scolaires, précisant que les métiers artisanaux – notamment la sculpture sur bois – peuvent être particulièrement attrayants pour certains apprenants. Ces activités, a-t-elle ajouté, stimulent la créativité, encouragent la participation active et ouvrent de nouvelles perspectives de développement artistique et professionnel.

















